De nombreuses présentations au Hash Marihuana & Hemp Museum évoquent l’aspect culturel de l’usage du cannabis. Pipes et accessoires du monde entier pour fumeurs illustrent comment des cultures différentes se sont imprégnées de la marijuana et du haschisch. Certains des objets exposés, comme les shiloms, sont utilisés traditionnellement pour fumer le cannabis sacré dans le cadre de cérémonies religieuses ; d’autres comme le bang fabriqué à partir d’une bouteille de bière au chanvre, sont juste pour le plaisir !
Pour beaucoup, partager le cannabis est un aspect important de son usage culturel. Tableaux, illustrations et photographies montrent des gens ordinaires savourant à toutes les époques le plaisir de fumer en compagnie. Des figurines issues de la culture populaire contemporaine, notamment les personnages de bande dessinée The Fabulous Furry Freak Brothers et les personnages de fiction Jay and Silent Bob, illustrent l’importance de l’usage récréatif du cannabis dans la comédie contemporaine.
Dans les anciennes civilisations, les sensations et effets attribués à l’usage du cannabis se mêlaient à des croyances religieuses primitives de « communion avec les dieux », et il était brûlé comme de l’encens au cours de cérémonies religieuses. Avec le développement des civilisations, de nombreux artistes, écrivains et musiciens en sont venus à apprécier les effets transcendantaux du cannabis. Pour de nombreux artistes, il devint ainsi une source d’inspiration et de créativité pour pratiquement les mêmes raisons que celles qui l’avaient fait apprécier comme élément sacré.
Les références au cannabis dans la peinture, la littérature et la musique ont naturellement suscité l’intérêt du public et contribué à une nouvelle forme populaire de consommation – à but récréatif et de détente.
Il faut remarquer que cet usage du cannabis a plus tendance à entraîner une surconsommation ou même un abus. Bien que le cannabis soit l’une des substances récréatives les plus sûres et les moins toxiques connues des hommes, il faut en éviter l’abus comme pour toute substance. Cependant, alors que le cannabis est beaucoup moins susceptible de provoquer des effets nocifs que par exemple l’alcool, son usage récréatif (sans parler de ses utilisateurs) reste l’un des aspects les plus diffamés, les plus mal compris et les plus mal interprétés du cannabis dans les médias.








